L'Antre des Rêves

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 Ludwig II ou le Crépuscule des Dieux

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Miyu
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MessageSujet: Ludwig II ou le Crépuscule des Dieux   Dim 19 Déc - 18:51

Arte a écrit:
Louis II le visionnaire, le bâtisseur de châteaux, le roi homosexuel, inspire à Luchino Visconti un tableau baroque, flamboyant et mélancolique. Version intégrale (diffusée en deux parties) d’une folie de cinéma.

Film de Luchino Visconti
(Italie/France/Allemagne, 1973,1h54mn, VOSTF)
Scénario : Luchino Visconti, Enrico Medioli, Suso Cecchi d’Amico
Avec : Helmut Berger (Ludwig), Trevor Howard (Richard Wagner), Romy Schneider (Elisabeth), Silvana Mangano (Cosima von Bülow), Sonia Petrova (Sofia), John Moulder Brown (le prince Otto), Folker Bohnet (Joseph Kainz), Heinz Moog (le professeur Gudden)
Image : Armando Nannunzi
Montage : Ruggero Mastroianni
Décors : Mario Chiari
Costumes : Pierro Tosi
Musique : Wagner, Schumann, Offenbach
ZDF

En 1864, Louis II de Bavière est couronné roi. Il n’a que 19 ans et ne s’intéresse guère à la politique, préférant la musique et la littérature. La même année, il fait la connaissance de son idole, Richard Wagner, et décide de subvenir à ses besoins ainsi qu’à ceux du chef d’orchestre Hans von Bülow et de sa femme Cosima. Mais quand il apprend que Wagner et cette dernière sont amants, il prie le compositeur de quitter Munich. Bien que son pays soit en guerre contre la Prusse, Louis II se désintéresse totalement du sujet, préférant courtiser sa cousine l’impératrice d’Autriche…


L’ombre du roi maudit

Dans les salons byzantins de Neuschwanstein, la grotte de Linderhof, les galeries de miroirs de Herrenchiemsee se déroule l’histoire d’un homme à la solitude prédestinée pendant que lui fait écho, du dehors, le bruit de l’histoire collective. Les dieux vacillent, un roi perd la raison, un rêve se brise… non sans avoir permis l’éclosion des plus grands opéras de Wagner. À voir les coupes abusives infligées au film lors de sa sortie, il semble que la malédiction du roi fou ait fait de l’ombre au film. Pas plus que Louis II ne put fuir sa destinée, Ludwig II n’échappa au saucissonnage. Après la mort de Visconti, Ruggero Mastroianni et Suso Cecchi d’Amico remonteront une version approchant des quatre heures et dix minutes d’origine. La version en deux parties élaborée par la ZDF permet d’en retrouver la beauté et la lenteur tragiques. Lenteur indispensable pour mesurer l’évolution intérieure du roi, magistralement interprété par Helmut Berger (le Martin von Essenbeck des Damnés), pour apprécier le talent de Romy Schneider qui quitte son rôle de Sissi d’opérette pour celui d’une reine wagnérienne, mélancolique et ambiguë. Beauté achevée par un Visconti parfaitement maître des moyens qu’il met en œuvre dans cette vaste méditation sur un univers qui s’écroule, sur le rôle de l’artiste, sur la liberté individuelle, la folie et la mort.

Alors, à mon tour. Déjà ce qui m'a profondément amusée c'est la triplette : film italiano-français sous titré en allemand !! MDR J'avoue ça m'a déstabilisée, mais ça m'a aussi fait apprécier la véritable musicalité de la langue allemande. Certains passages étant si bien rendus par notre cher Ludwig et Sissi et d'autres que j'en suis restée captive au niveau des oreilles. Le film est très agréable à écouter dans le jeu d'acteur. Par contre le piano du générique de début et de fin m'a tapé sur le système nerveux. Sûrement parce que ça collait trop bien au film !! Neige
Après pour les yeux c'est en accord avec le terme 'baroque' de la critique d'Arte. Le déroulement du film est composé d'une continuité temporelle qui n'est pas annoncée et avec un passage flash-back en accord avec le présent.

Mouais, attendez je rembobine et j'essaie d'expliquer mieux ! Boulet

Ce qui est donc baroque dans le film de Visconti, c'est le tramage continu de l'histoire en harmonie avec les tourments de l'âme du Roi. Le début est simple à suivre, nous commençons par la leçon de moral de Louis I à son héritier : mise en place de la tragédie d'un souverain homosexuel. Le 19ème étant une époque puritaine, et pour un suzerain il est bien dit par le prêtre que le devoir d'un roi était de se marier et d'avoir des enfants.
Puis les affres de son Altesse allant avec Wagner, le film devient plus difficile à suivre. Sa Majesté grandit, la guerre s'abat et celle-ci feint d'ignorer la guerre. Puis c'est les fiançailles avec la princesse Sophie (soeur d'Elisabeth d'Autriche) et la déclaration qu'un roi doit se marier et faire des enfants alors qu'un flash-back en deux parties nous montre Ludwig donnant un premier baiser à un Horning endormi près du feu.
Le point culminant de la seconde partie nous prépare à une chute vertigineuse du Souverain. Cela en nous promenant avec Sissi dans les châteaux de contes de fées de Ludwig. Moment de beauté et de tranquillité, charmé par les décors et le silence nous en oublions presque le gouffre où se tient le 'héros'. Avant de nous entraîner à vitesse grand V jusqu'à sa mort. Le film se concluant en effet sur le visage mortuaire de sa Majesté tout juste repêchée du lac.

L'image du film se trouve être une formidable démonstration du baroque de l'âme de Ludwig II. Helmut Berger nous livre un Souverain sublime, superbe. Combien de fois m'ai-je fait toute seule en regardant : "Qu'il est mignon !! Kiyo in love" en admirant le profil et le visage de ce bel acteur !! Mais le déroulement de l'action fait évoluer l'image de ce beau Roi de Bavière : plongé dans la folie son visage sait passer de la colère au désespoir, de la tristesse à la fureur, la joie et cette inquiétante quiétude qu'il affiche en demandant au Comte du poison... Le Suzerain en effet lutte contre son penchant, il lutte aussi contre le carcan de la société sans y parvenir. La seule certitude qu'il déclare avoir est celle de l'immortalité de l'âme et du jugement divin. Jugement qu'il sait qu'il trouvera dans le suicide. Son Altesse étant un enfant chrétien rêveur Dieu sera pour lui la seule autorité qui sera en droit de le juger. De le juger et de le punir. Ludwig II s'isolant, refusant la société, se disant différent, la méprisant, le Roi étant ce qu'il est aucun mortel n'est apte à rendre ce jugement et ce châtiment. Il n'écoutera d'ailleurs personne tout le long du récit. Sa différence fera que les complots se resserreront autour de sa gorge comme un collet. Le baroque de Ludwig est dans sa différence. A l'instar de Wagner le génie que le commun refusera.

On trouve alors dans Ludwig, Sissi et Wagner des personnages hors normes, des excentriques, au caractère trempé et allant à contre courant. Mais Ludwig et Sissi de leur statue de têtes couronnées ô combien solitaires et mélancoliques. Si Sissi résiste à son malaise de vivre en excentrique, Ludwig lui préfère renier le monde, choisir sa mort, sa 'belle' mort et rester une énigme pour lui-même et pour les autres.

En espérant ne pas m'être emmêlés les pinceaux ! Véga et Altair

Les acteurs : Comme énoncé précédemment, Helmut Berger est superbe en Ludwig II ! Il nous charme de par son beau visage, il nous intrigue avec les tourments de ses yeux et nous effraie par la fixité ou la trop grande mobilité de son expression.
Romy Schneider nous livre une Sissi loin du fleur bleue de 'Sissi Impératrice'. Elle est intelligente, livrée, indépendante, coléreuse, franche, triste et aussi manipulatrice. Voulant on ne sait pourquoi, marier sa soeur Sophie à Ludwig. En flouant celui-ci amoureux d'elle, l'invitant à un tête-à-tête pour se retrouvé balancé en pleine réunion familiale. (Pas content le Lui' !)

Les bons points : Le traitement de l'histoire de ce Roi au destin tragique. Les costumes, les musiques, les prises de caméra centrées sur Ludwig et son visage, les visites des châteaux féeriques, le doublage allemand, les interprétations d'Helmut Berger et de Romy Schneider. On passe les 3 heures 50 sans prêter attention à l'heure.

Les mauvais points : Pour les lecteurs de Yô Higuri ce sera sûrement : "C'EST QUOI CE BORDEL ?! POURQUOI LUDWIG EMBRASSE SISSI ??", "ON VOIT PAS ASSEZ HORNING !!" et "IL M EMM*RDE CE KAINZ !!" Kainz étant l'acteur dont Ludwig va tomber amoureux après Horning. Il m'énerve parce qu'il sert à montrer l'enfermement du Roi dans ses songes, obligeant son compagnon à déclamer sans répit.

Voilà c'est tout ce que j'avais à dire, un film long sur la cassette mais qui se regarde sans regarder sa montre. Shakuhachi Remarque : il me semble vraiment que la mangaka se soit inspiré du beau visage du bel Helmut Berger Ange amoureux pour le character design de son Ludwig. Voui comme ça

Images du film :




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MessageSujet: Re: Ludwig II ou le Crépuscule des Dieux   Dim 19 Déc - 19:07

Citation :
et "IL M EMM*RDE CE KAINZ !!" Kainz étant l'acteur dont Ludwig va tomber amoureux après Horning. Il m'énerve parce qu'il sert à montrer l'enfermement du Roi dans ses songes, obligeant son compagnon à déclamer sans répit.

En fait Kainz ne serait il pas le modèle d'Albert, le fantôme/acteur de You Higuri dans son manga ? Car si je me base sur ce que tu dis, tout deux ont un rôle semblable. Ils entraînent Ludwig dans son monde onirique. Ou alors j'ai pas compris et Kainz montre juste l'enfermement de Ludwig dans son délire sans l'y pousser. Boulet

Citation :
Après la mort de Visconti, Ruggero Mastroianni et Suso Cecchi d’Amico remonteront une version approchant des quatre heures et dix minutes d’origine. La version en deux parties élaborée par la ZDF permet d’en retrouver la beauté et la lenteur tragiques.

Bon et si j'ai bien compris, le film n'est pas tout à fait complet même s'il est bien plus important que la version censurée sortie à l'époque ? Neige

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Miyu
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MessageSujet: Re: Ludwig II ou le Crépuscule des Dieux   Dim 19 Déc - 19:26

Roshieru a écrit:
En fait Kainz ne serait il pas le modèle d'Albert, le fantôme/acteur de You Higuri dans son manga ? Car si je me base sur ce que tu dis, tout deux ont un rôle semblable. Ils entraînent Ludwig dans son monde onirique. Ou alors j'ai pas compris et Kainz montre juste l'enfermement de Ludwig dans son délire sans l'y pousser.

C'est le numéro 2 Wink, Kainz sert simplement à montrer l'enfermement de Ludwig dans son délire sans l'y pousser. Mais en acceptant de déclamer sans répit (jusqu'à ce qu'il en ait trop marre) il l'aide à s'enfermer (sans le vouloir). Ludwig l'oblige en effet à jouer du matin au soir sans accepter l'idée de dormir. Cet acte biologique allant contre son idée d'héroïsme ignorant l'épuisement.

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MessageSujet: Re: Ludwig II ou le Crépuscule des Dieux   Dim 19 Déc - 19:29

j'aurais aimé le voir et je l'ai pas vu..... Snif Snif
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Miyu
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MessageSujet: Re: Ludwig II ou le Crépuscule des Dieux   Dim 19 Déc - 19:39

Ben si tu veux il est trouvable en dvd/cassette je pense, tu peux le louer.

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MessageSujet: Re: Ludwig II ou le Crépuscule des Dieux   Dim 19 Déc - 19:53

je vais aller voir a mon video club!!!
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MessageSujet: Re: Ludwig II ou le Crépuscule des Dieux   Dim 19 Déc - 19:54

J'ai un doute Miyu mais je crois avoir lu une fois qu'il n'était pas sorti en France au niveau des dvd et des cassettes. Maintenant je me trompe peut-être hein ! Snif

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MessageSujet: Re: Ludwig II ou le Crépuscule des Dieux   Dim 19 Déc - 20:07

Citation :
J'ai un doute Miyu mais je crois avoir lu une fois qu'il n'était pas sorti en France au niveau des dvd et des cassettes. Maintenant je me trompe peut-être hein !

j'espere.... Naaaaan Naaaaan
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MessageSujet: Re: Ludwig II ou le Crépuscule des Dieux   

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